Aaaah l'Algarve...le nom qui fait rêver pas mal de retraités !
Eh bien, nous aussi , nous y allons, et on quitte Lisbonne par le pont du 25 avril avec, dans la tête, de doux clichés du style seuls au monde, sous le soleil, sur des plages blondes aux rochers aux formes fantastiques...
Alors pour le coté seuls au monde, on repassera ; pour le coté retraités, c'est bien le cas, mais additionné de pas mal de hippies et de punks. Ça donne un petit cocktail étonnant plutôt sympa !
C'est ici qu'on aura vu une collection hétéroclite de véhicules, du camping-car à extension latérales rutilants aux camtars les plus destroy, de ceux encore roulant et d'autres dont l'éphémère d'un arrêt s'est de toute évidence étiré, les CC, camions et autres caravanes semblant avoir pris racines encerclés d'une végétation plus ou moins maîtrisée ; le Portugal est une mosaïque de camions atypiques qui dans leur accumulation finit par constituer un type à part entière !
C'est aussi là qu'on en aura vu le plus, et on comprend mieux pourquoi les interdictions fleurissent le long des côtes, vu le comportement de quelques-uns...
Un autre sujet nous tient à cœur et au foie (oui oui, n'ayons pas peur des mots)... ceux d'entre vous qui nous connaissent savent qu'on aime bien la (bonne) bière et on essaie souvent, lors de nos voyages, d'en dégoter quelques fameuses...
Oui. Et chaque pays compte sa pépite nationale, ici au Portugal la Sagres rivalise d'ingéniosité et de saveurs avec la Super Bock, alors... alors... c'est difficile à dire, à goûter ça a été, mais bon on nez plue tujur tré éfficasse apré ! Mé vestons sérieux ! De fait, un article qualité sur le Portugal ne serait pas un véritable article s'il n'évoquait pas les bienfaits au combien nombreux, incommensurables pourrions-nous dire, de la SUPER BOCK et de la SAGRES, sans elles, le Portugal n'est pas !
Bref.
Trêve de digression, nous sommes descendus depuis Lisbonne vers Sines, à à peu près une heure et demi de route. Le jour déclinant rapidement, c'est de nuit que nous arrivons là où nous allons dormir, un peu en surplomb de la Praia de Bordeira. Trois ou quatre camions sont déjà là, on est face à la mer, c'est à peu près tout ce qu'on discerne en arrivant, mais on entend les vagues s'éteindre sur le littoral et le vent y poursuivre son périple marin.
Le lendemain, après l'école, nous partons nous balader le long de la côte qui, pensons-nous, nous donnera un aperçu des magnifiques plages de l'Algarve. En fait, l'Atlantique est ici plus puissant, plus agité aussi que dans l'Algarve, et les vagues font davantage penser à celles qui déroulent à Nazaré. Sur cette portion de la côte, le Portugal essaie de ne pas dénaturer ses littoraux comme c'est le cas plus au sud et les aménagements visant à protéger les dunes et la biodiversité sont bien intégrés à l'environnement. Les panneaux visant à rappeler aux promeneurs que la nature n'est pas un terrain de jeu où tout est permis rappellent un peu à l'ordre, et c'est très bien comme ça.
Le lendemain, après l'école, nous partons nous balader le long de la côte qui, pensons-nous, nous donnera un aperçu des magnifiques plages de l'Algarve. En fait, l'Atlantique est ici plus puissant, plus agité aussi que dans l'Algarve, et les vagues font davantage penser à celles qui déroulent à Nazaré. Sur cette portion de la côte, le Portugal essaie de ne pas dénaturer ses littoraux comme c'est le cas plus au sud et les aménagements visant à protéger les dunes et la biodiversité sont bien intégrés à l'environnement. Les panneaux visant à rappeler aux promeneurs que la nature n'est pas un terrain de jeu où tout est permis rappellent un peu à l'ordre, et c'est très bien comme ça.
Si les paysages de bouts du monde valent le détour, il faut bien constater que les regroupements de camions sont aussi plus nombreux : nous ne sommes pas les seuls à aimer ces beaux paysages et le climat qui y règne, alors que l'hiver touche à sa fin par chez nous dans la tempête, le printemps fleurit ici déjà depuis un moment ! Là encore les infrastructures se confondent avec le paysages, on voit bien que le but n'est pas de reproduire les infrastructures de tourisme de masse du sud. On dort face à l'atlantique et au vent .
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| Juste avant le cap...d'ici, on dirait presque que la mer est calme! |
Le lendemain, on double le cap vers Sagrès et on file vers Budens, qui n'a rien de spécial , mais qui nous permet de remettre nos stocks d'eau et de nourriture à flot. Nous avons repéré un endroit sur un promontoire, isolé au dessus de l'Atlantique ; après une côte à 16% et un sentier chaotique, nous atteignons une ruine, la deuxième du parcours après celle de l'église de La Rochelle.
L'endroit nous plait tellement qu'au premier réveil nous savons déjà que nous allons nous y arrêter un peu et le temps se ralentit, se dilate, dès que la décision est prise ou s'impose d'elle-même.
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| La vue depuis le promontoire où nous sommes garés |

Il y a pire endroit pour faire l'école!
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| ça ne se voit pas sur la photo, mais la terre est très rouge. |
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| La plage au dessous du promontoire... |
Bon à un moment donné, il faut bien repartir aussi .
On file vers Lagos et devant la difficulté à trouver un endroit sympa et pas interdit sur la côte, on rentre un peu dans l'intérieur des terres jusqu'au lac de rétention d'un barrage, celui du lac de Bensafrim (nom de la rivière un peu crâneuse qui traverse Lagos). Les camions présents sont rangés à la manière d'un convoi de diligences en route vers l'ouest, on parachève le tableau avec des allemands garant leur vieux cc rafistolés de ce merveilleux adhésif. Les paysages sont jolis, mais le niveau de l'eau est déjà bas alors que nous ne sommes que le 1er mars...
Lorsque nous nous levons, le temps est un peu gris et la pluie fine arrive en même temps que nous à Lagos. Nous ne cherchons pas à visiter la ville, trop galère de s'y arrêter avec le camping-car , et puis il faut dire que nous cherchions plutôt à voir la côte. On réussit donc à se garer près de la Praia do Camilo, avec un temps tout gris et tout pluvieux... on sort du camion avec l'idée de jeter un œil puis de s'en aller, mais je crois que c'est une des plus belles plages que j'ai vues !
On descend donc voir cette petite merveille de plus près. C'est vraiment très beau, l'eau a creusé de manière extraordinaire les roches tendres et la mer a des couleurs incroyables, même sous la pluie...qui nous quitte aussi vite qu'elle était arrivée. On découvre alors la plage sous le soleil... les photos parlent d'elles-mêmes.


On continue d'explorer ce si joli coin et un peu plus loin, on trouve des espèces de grottes à demi ennoyées d'eau. On y accède par un long escalier de pierre. Le vertige ne m'a pas taquinée grâce à la configuration du lieu mais j'ai bien crû que Samo allait y rester tellement il a mis de temps à récupérer !
=> Ici, nous sommes sur la plage, dans une grotte qui s'ouvre comme une espèce de cheminée au dessus de nous.

Après un rapide déjeuner réclamé par notre ventre sur patte (Jeanne), on sort de Lagos et on continue notre route vers l'est. On ne roule pas très longtemps car on a besoin de silicone pour une de nos fenêtres et on a oublié d'en emporter.
On trouve un magasin qui en vend à Armacao de Pera, on s'arrête donc là pour la nuit, après avoir acheté sur le bord de la route d'énormes oranges à une bien gentille petite dame.
Ce camping alourdit à lui seul la moyenne d'âge de l'Algarve. Beaucoup d'anglais, d'allemands, de hollandais mais aussi quelques français passent visiblement ici un long moment et chaque caravane ou camping car s’enorgueillit de ses palissages coupe-vents et autres jardinières en plastique . Ici, c'est la folie du marquage de territoire et chacun privatise sa petite parcelle.
Bon, la bonne nouvelle, c'est que la fenêtre ne fuit pas et après avoir été se balader sur la plage et dans la petite cité balnéaire, on décide de filer dès le lendemain après l'école.
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| Le centre d'Armacao...ça ou La Baule... |
On part donc vers l'intérieur des terres car le littoral a fini de nous décevoir : il y a quand même trop de béton, et on décide d'aller faire une petite randonnée à la Rocha da Pena, près du village de Penina.
La route se finit en piste et ça secoue sec dans le camping-car !
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| Dans le petit village de Penina. |
Les paysages sont vraiment jolis, d'autant qu'à cette période, tout est en fleur. La végétation est incroyable et plus on monte, plus les espèces sont diverses. En haut du plateau, on arrive carrément sur un champs d'asphodèles en fleurs, c'est vraiment très beau. On trouve du thym, du romarin, des oliviers et des chênes verts bien sûr, mais aussi des iris et des narcisses sauvages (qui font 10 cm de haut !)
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Après la promenade, on s'offre un pot dans le bar du coin, tenu par un portugais plus que taciturne...
On trouve un petit coin pour dormir, au pied d'un monumental chêne vert et les enfants ne mettent pas de temps à s'endormir ! La marche a fait du bien à tout le monde !
Comme d'habitude, la matinée est destinée à l'école, avec une Jeanne qui donne aujourd'hui dans le latin , de l'histoire et de la SVT. Noam, lui, s'amuse avec les maths et ça fait plaisir à voir.
On mange - un peu tard- et on part -encore un peu plus tard-.
On pense aller voir la ville de Faro mais nos légendaires retards finissent par s'accumuler et il est 17h lorsque nous avons enfin terminé nos courses.
On décide de zapper Faro car il est déjà "tard" et on a repéré une orangeraie à Moncarapacho dans laquelle on pourra s'arrêter pour la nuit.
Ce ne devait être qu'une nuit, mais l'accueil est aussi riche et sincère que simple et chaleureux, le lieu paisible, alors on reste ; et on aurait pu rester longtemps, bien plus longtemps, mais le voyage appelle aussi, nous reviendrons c'est sûr. Un grand merci à tout le monde là-bas pour ces belles rencontres et l'échange !
Ni aire, ni camping en fait, mais les fruits, bios, sont dans les arbres, il s'agit d'une association franco-portugaise, un havre de voyageurs, tenue par un couple originaire de Tréhorenteuc qui, ayant eu le coup de foudre pour le coin, a racheté une orangeraie plus ou moins à l'abandon afin d'en faire un havre pour voyageurs. Nous adhérons à l'association qui prône des valeurs auxquelles nous sommes sensibles (entraide, écologie, civisme et toussa toussa) et restons... bien évidemment deux nuits, histoire de passer une vraie journée entière dans ce petit havre de paix.
On décide de zapper Faro car il est déjà "tard" et on a repéré une orangeraie à Moncarapacho dans laquelle on pourra s'arrêter pour la nuit.
Ce ne devait être qu'une nuit, mais l'accueil est aussi riche et sincère que simple et chaleureux, le lieu paisible, alors on reste ; et on aurait pu rester longtemps, bien plus longtemps, mais le voyage appelle aussi, nous reviendrons c'est sûr. Un grand merci à tout le monde là-bas pour ces belles rencontres et l'échange !
Ni aire, ni camping en fait, mais les fruits, bios, sont dans les arbres, il s'agit d'une association franco-portugaise, un havre de voyageurs, tenue par un couple originaire de Tréhorenteuc qui, ayant eu le coup de foudre pour le coin, a racheté une orangeraie plus ou moins à l'abandon afin d'en faire un havre pour voyageurs. Nous adhérons à l'association qui prône des valeurs auxquelles nous sommes sensibles (entraide, écologie, civisme et toussa toussa) et restons... bien évidemment deux nuits, histoire de passer une vraie journée entière dans ce petit havre de paix.
Noam passe sa journée avec Laurence, les chiens et les poules sur un petit tracteur vert et nous en profitons pour nous laisser vivre, entre petits travaux quotidiens et diverses discussions avec les fondateurs et habitants du lieu. Tony et Noam en profitent pour donner un petit coup de main et ils s'attaquent aux mandariniers qui ont besoin d'être déchaulés (je ne suis pas sûre du terme, mais il fallait en tout cas enlever la chaux !).
Ça bosse dur...
Cela dit, c'est Tony qui a fait le plus gros, on s'est dit que pour un asthmatique, c'était peut-être pas le boulot rêvé !
Ça bosse dur...
Cela dit, c'est Tony qui a fait le plus gros, on s'est dit que pour un asthmatique, c'était peut-être pas le boulot rêvé !
Le lendemain , nous faisons route vers Séville. Le changement va être brutal ! Avant de partir, on va recharger les batteries chez Christina, trésorière de l'asso et cuisinière hors-pair, où l'on mange un délicieux Bacalao afflach (en phonétique, hein...), de la morue avec des pommes de terre paillasson frites, et de l’œuf... et de l'huile aussi ! Trop bon ! On s'est régalés et on a emporté les restes ! merci Christina !















bonjour la famille d'aventuriers, un petit pour Hélène : désolée, j'ai eu un souci de portable, je viens juste de récupérer ton adresse, je n'ai pu la donner aux collègues. Et comme tu l'imagines, depuis la reprise, ça a été très compliqué au collège. En tout cas, quelle belle aventure, je reviendrai voyager avec vous depuis notre confinement...A bientôt, Caroline
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